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La campagne de 1809

Passage du Danube le 4 juillet 1809. Musée de la ville de Vienne.Passage du Danube le 4 juillet 1809. Musée de la ville de Vienne.

Les plans des protagonistes

Plans de l’archiduc Charles

L’archiduc Charles

Si l’archiduc Charles s’est, depuis longtemps, rangé dans le camp des « colombes », c’est en grande partie parce qu’il ne croit pas l’armée autrichienne prête à la guerre, en dépit des réformes entreprises, depuis 1806, pour la transformer. Quoi qu’il en soit, c’est bien lui que l’empereur François a désigné comme général en chef, et à qui incombe la préparation du plan de campagne.[1]Extrait de R. Ouvrard – E. Acerbi –  „1809 – Napoléon en Autriche – Abensberg – Eckmühl – Ratisbonne“ Gloire & Empire n° 21 – Novembre-Décembre 2008. © Robert … Continue reading

Deux grandes options s’offrent à lui, comme principaux axes d’attaque : l’Italie et la vallée du Danube. Les années passées, l’Autriche y a  alternativement fait porter ses efforts. En 1809, Charles choisi la vallée du Danube et décide d’y faire agir la plus grande partie des forces dont il dispose, tout en prévoyant deux opérations de diversion :

  • en Pologne, avec les 40.000 hommes sous les ordres de l’archiduc Ferdinand, qui ont essentiellement la tâche de défendre les possessions autrichiennes en Galicie [2]Accessoirement, en cas de victoire autrichienne, on espère que le tsar se rangera au côté de l’Autriche… et,
  • en Italie, avec les 100.000 hommes, que commande l’archiduc Jean [3]Le lecteur est renvoyé, pour cette partie de la campagne de 1809, au n° 15 de Gloire et Empire. Celui-ci a trois missions : reprendre aux Français le plus de territoire qu’il le pourra, bloquer les forces françaises en Dalmatie, soutenir la révolte du Tyrol.

L’une et l’autre de ces deux armées ne sont pas formées de troupes de premier ordre, notamment en Italie où plus de la moitié des effectifs est composée de landwehr, de soldats de « l’Insurrection » hongroise et d’unités de réserve.

Charles a sous ses ordres près de 200.000 hommes de troupes régulières, celles-ci bien entraînées, groupées en huit corps d’armée sur un espace relativement restreint. S’il agit vite, il peut ajouter à l’avantage de la surprise celui de la concentration de ses forces.

La première idée de l’archiduc [4]C’est le plan défendu par le général Grünne, qui lui indique : « Fondre tout à coup sur les troupes françaises disséminées en Allemagne, les écraser, occuper la Souabe, prendre pied au … Continue reading) est de lancer, rapidement, une attaque, avec toutes les forces dont il dispose, sur les Français qui se trouvent alors en Bavière, avant que ceux-ci n’aient le temps de recevoir des renforts. En conséquence, durant le mois de mars, il concentre ses troupes en Bohème [5]Ce sont ces mouvements qui vont attirer l’attention de Napoléon., avec lesquelles il entend fondre sur son adversaire, en infériorité numérique (car il pense que Davout sera encore sur le pied de paix), et avancer suffisamment vite pour isoler les Français se trouvant dans le nord de l’Allemagne. Un tel plan avait l’avantage, pour l’Autriche, de forcer rapidement la décision, ce qui était important d’un point de vue de pure logistique.

A ceci s’ajoutait le fait que les Français ne disposaient pas de nombreuses places de défense leur permettant de résister à une attaque autrichienne. Enfin, une telle attaque pouvait encourager des mouvements de révoltes en Allemagne, semblables à ce que l’on observait alors en Espagne.

Il s’agissait d’un plan audacieux, pour autant qu’il soit engagé avant le 20 mars, et avec la rapidité et l’énergie suffisante. Mais il comportait également des points faibles. Aux problèmes logistiques s’ajoutait le fait qu’il laissait la route de Vienne ouverte à une éventuelle contre-attaque française vers la capitale de l’empire, et créait un énorme vide entre les forces de Charles et celles de son frère en Italie et dans le Tyrol. Il aurait alors fallu détacher des forces importantes pour se lier avec Jean, d’une part, et défendre la vallée du Danube, d’autre part.

L’archiduc Charles en était bien conscient, et cela l’amena à échafauder une alternative : l’attaque par le sud du Danube [6]Plan défendu par Mayer., avec de nombreux avantages :

  • possibilité pour l’armée d’utiliser le fleuve comme voie de communication ;
  • existence de nombreuses places fortifiées ;
  • meilleure protection du Tyrol, en étant plus près de l’armée de Jean
  • meilleure protection de la route de Vienne

Mais la mise en place de ce plan impliquait de transférer un grand nombre de troupes sur la rive gauche du Danube, par conséquent une perte de temps importante, les troupes autrichiennes ayant de surcroît à franchir un certain nombre d’affluents du fleuve, où les Français pouvaient trouver beaucoup de positions de défense. Sans oublier que la Bavière était dotée de nombreuses forteresses constituant autant de difficultés pour une marche en avant.

Charles balance longtemps entre ces deux options, et les discussions sont longues et intensives au sein de l’état-major [7]Dont le chef, partisan du plan « bohémien », fut finalement limogé par l’archiduc. . Finalement, le principe de l’intégrité de la monarchie, et donc la préservation de l’armée, prévaut, et c’est la seconde option qui est choisie.

L’ouverture de la campagne est fixée au 8 avril. Le 20 mars, l’archiduc met ses troupes en mouvement. Les IIIe et IVe corps, ainsi que le 1er corps de réserve se réunissent à Linz, rejoints peu après par le VIe et le 2e de réserve. [8]Dans la suite, les corps d’armée autrichiens sont référencés en chiffres romains (sauf les corps de réserve) tandis que les corps d’armée français le sont par des chiffres latins.

 

Les plans de Napoléon

Napoléon Ier

Dans ses Instructions du 30 mars au major général, le maréchal Berthier, Napoléon donne, clairement, les grandes lignes de ce qu’il entend faire, si les hostilités commencent :

Les Autrichiens n’ont point déclaré la guerre. Croire qu’ils attaqueront sans rappeler leur ambassadeur ne paraît pas probable. C’est ce qu’ils firent cependant en 1805. Mais l’empereur, comme empereur d’Allemagne, avait un prétexte plausible, celui de prétendre avoir le droit d’entrer en Bavière et de pouvoir encore négocier à Ulm, jusqu’à l’arrivée des Russes. D’ailleurs, alors, l’armée fran­çaise était encore à Boulogne, et l’espoir de pouvoir s’emparer de l’armée bavaroise et de déterminer la cour de Stuttgart a pu motiver la marche qu’a tenue à cette époque le gouvernement autrichien. Aujourd’hui pourquoi attaqueraient-ils sans déclaration de guerre ? Les troupes françaises sont prêtes; les Autrichiens savent bien qu’ils ne prendront ni l’armée saxonne ni l’armée bavaroise, qui sont prêtes et réunies, et d’ailleurs ils s’exposeraient à s’attirer la guerre avec la Russie. Cependant la guerre est, sans doute, imminente avec l’Autriche, qui ne peut nourrir longtemps une si grande quantité de troupes réunies. Tout indique pourtant que vers le 15 avril leur armée sera prête à entrer en campagne [9]Souligné par nous.. Il est donc convenable que nous le soyons aussi à cette époque, et, à la direction près, nous le sommes aussi.

Au 15 avril, 1,500 chevaux de la Garde, seize pièces d’artillerie, 6,000 hommes d’infanterie, mes chevaux et ma Garde seront à Strasbourg.

Le 1er avril, le duc d’Auerstaedt sera réuni avec ses vingt régiments d’infanterie entre Nuremberg, Bamberg et Bayreuth, et la division Saint-Hilaire entre Nuremberg et Ratisbonne.

L’armée bavaroise a une division à Straubing, une à Landshut et une à Munich.

An 1er avril, le général Oudinot aura 18,000 hommes sous les armes entre Augsbourg et Donauwörth.

Le maréchal duc de Rivoli se trouve réuni à Ulm avec plus de 25,000 Français.

Le contingent de Bade est réuni à Pforzheim à celui de Hesse-Darmstadt à Mergentheim; mais le duc de Rivoli est autorisé à faire venir ces contingents sur Ulm, aussitôt qu’il croirait les hostilités imminentes.

Ainsi donc, du 1er au 15 avril, j’aurai trois corps d’armée qu’il faudra réunir sur le Danube, soit sur Ratisbonne, soit sur Ingolstadt, soit sur Donauwörth.

Alors le corps du duc d’Auerstaedt composé de quinze régiments d’infanterie et de sept régiments de cavalerie, le corps du duc de Rivoli composé de douze régiments d’infanterie et de quatre régiments de cavalerie, le corps composé de la division Saint-Hilaire et du corps du général Oudinot, qui aura douze demi-brigades, six régiments d’infanterie et sept régiments de cavalerie, enfin la réserve de cavalerie composée de sept régiments de cavalerie légère, de six régiments de grosse cavalerie, présentent une force totale de plus de 130,000 Français et de 10,000 alliés; en tout, 140,000 hommes.

Après avoir défini la route que Berthier doit suivre, il continue :

Mon but est de porter mon quartier général à Ratisbonne et d’y centraliser toute mon armée.

Le quartier général de Donauwörth et la ligne du Lech est (sic) une position à occuper dans le cas où l’ennemi me préviendrait; mais si les Autrichiens ne bougent pas, je désire que le général Oudinot et le général Saint-Hilaire se réunissent à Ratisbonne. D’Augsbourg à cette ville, il y a cinq marches ordinaires et quatre marches de guerre; en faisant partir le général Oudinot d’Augsbourg le 5 avril, il serait le 10 à Ratisbonne, et, en supposant le général Saint-Hilaire rendu à Nuremberg le 5 avril, il serait le 8 ou le 9 à Ratisbonne, où je pourrai avoir, vers le 10 avril, 30,000 hommes d’infanterie et sept régiments de cavalerie.

Le duc d’Istrie y arriverait le même jour et réunirait toute sa réserve de cavalerie.

Le duc d’Auerstaedt porterait son quartier général à Nuremberg; il n’occuperait Bayreuth et les débouchés sur Egra que par l’extrémité de sa gauche. Son quartier général ne serait donc qu’à vingt­ quatre lieues de Ratisbonne, c’est-à-dire à trois marches.

Les trois divisions de l’armée bavaroise se trouveraient également autour de Ratisbonne à un, deux, trois jours de marche au plus.

Le duc de Rivoli porterait son quartier général à Augsbourg, et ne serait qu’à quatre ou cinq marches de Ratisbonne.

Ainsi le quartier général se trouverait à Ratisbonne, au milieu de 200,000 hommes, à cheval sur une grande rivière, gardant la rive droite du Danube depuis Ratisbonne jusqu’à Passau, et on serait alors dans une position à l’abri de toute inquiétude des mouvements de l’ennemi, avec l’avantage du Danube qui apporterait promptement à l’armée tout ce qui lui serait nécessaire.

Qu’est-ce que l’ennemi, qui est prêt, pourrait entreprendre, aujourd’hui contre l’armée ? Ce serait de se porter de Pilsen sur Ratisbonne par Waldmünchen  et Cham. De Pilsen à Ratisbonne, il y a cinq marches. Ce cas arrivant, la division bavaroise qui est à Straubing se reploierait sur Ingolstadt, la division bavaroise qui est à Landshut ferait le même mouvement; le corps du duc d’Auerstaedt se por­terait sur Ingolstadt et Donauwörth; et alors ce serait le cas de mettre le quartier général à Donauwörth.

Une fois l’armée ainsi cantonnée autour de Ratisbonne, que fera l’ennemi ? Se portera-t-il sur Cham ?  On sera à même de réunir toutes ses forces contre lui, pour l’arrêter sur les positions qu’on aura reconnues sur la Regen. Se portera-t-il sur Nuremberg ? Il se trouvera coupé de la Bohême. Se portera-t-il sur Bamberg ? Il sera également coupé. Enfin prendra-t-il le parti de marcher sur Dresde ? Alors on entrera en Bohème et on le poursuivra en Allemagne. Agira-t-il sur le Tyrol, en même temps qu’il débouchera par la Bohême ? Il arrivera sans doute à Innsbruck; mais les dix ou douze régiments qu’il aurait à Innsbruck ne se trouveraient pas en bataille sur les débouchés de la Bohême, et ces troupes qui seraient à Innsbruck apprendraient la défaite de leur armée en Bohème par notre arrivée sur Salzburg.

Enfin si l’ennemi paraît vouloir prendre les extrémités de la gauche et de la droite pour agir, il faut accepter le centre, ayant pour retraite le Lech et tenant comme garnison Augsbourg, pour être sûr d’avoir toujours cette ville à sa disposition.

Ces étonnantes instructions, dictées alors que l’empereur pense encore que l’Autriche n’entrera pas en guerre, montrent clairement qu’il a, à ce moment, choisi une position d’attente stratégique [10]Camon, p. 237.  , qui est clairement Ratisbonne. Ainsi, si son adversaire, se décide d’entrer au nord, en Saxe, il pourra aisément se jeter en Bohème et lui couper la route de Vienne. S’il entre en Franconie, il sera rapidement sur ses arrières. S’il décide de choisir le sud du Danube, il l’isolera de sa capitale en avançant, par le fleuve, sur Passau. Enfin, en cas d’attaque simultanée, sur les deux rives du Danube, il se sait suffisamment fort dans les places qu’il a fait occuper, pour en venir à bout séparément.

Ce plan prévoit la réunion autour de Ratisbonne le 15 avril. Mais si l’ennemi entre en guerre avant cette date, alors la position d’attente sera soit à Ingolstadt, soit à Donauwörth.

C’est d’ailleurs ce que Napoléon prescrit, le 10 avril, dans une dépêche télégraphique à Berthier, la veille, notons-le, du départ de celui-ci de Strasbourg :

Le maréchal Berthier, prince de Neuchâtel et de Wagram (1753-1815) portrait de Chatillon Auguste de, d'après Pajou Augustin - Muzeo
Le maréchal Berthier, prince de Neuchâtel et de Wagram (1753-1815) portrait de Chatillon Auguste de, d’après Pajou Augustin – Muzeo

DÉPÊCHE TÉLÉGRAPHIQUE PARVENUE À STRASBOURG LE 13 À MIDI  [11]En marge de la dépêche on lit ces mots écrits par le major général : « J’ai l’honneur d’observer à Sa Majesté que cette dépêche télégraphique ne me parvient … Continue reading

Je pense que l’empereur d’Autriche doit bientôt attaquer. Rendez-vous à Augsbourg pour agir conformément à mes instructions, et, si l’ennemi a attaqué avant le 15, vous devez concentrer les troupes sur Augsbourg et Donauwörth, et que tout soit prêt à marcher. Envoyez ma Garde et mes chevaux à Stuttgart.

Dépêche qu’il confirme par une lettre, le même jour [12]Il écrit aussi à Eugène, le 10 : « Mon Fils, tout porte à croire que les Autrichiens auront commencé les hostilités hier, aujourd’hui ou demain. S’ils attaquent avant le 15, … Continue reading :

Mon Cousin, je vous ai écrit par le télégraphe la dépêche ci-jointe.

Des dépêches interceptées, adressées à M. de Metternich par sa cour , et la demande qu’il fait de ses passeports, font assez comprendre que l’Autriche va commencer les hostilités, si elle ne les a déjà commencées. [13]souligné par nous Il est convenable que le duc de Rivoli se rende à Augsbourg avec son corps, que les Wurtembergeois se rendent éga­lement à Augsbourg, et que vous vous y rendiez de votre personne. Ainsi vous aurez en peu de temps réuni à Augsbourg beaucoup de troupes. Communiquez cet avis au duc de Danzig. La division Saint­ Hilaire, les divisions Nansouty et Montbrun doivent être à Ratisbonne depuis le 6. Le duc d’Auerstaedt doit avoir son quartier général à Nuremberg. Prévenez-le que tout porte à penser que les Autrichiens vont commencer l’attaque, et que, s’ils attaquent avant le 15, tout se reploie sur le Lech. Vous communiquerez tout cela confidentiellement au roi de Bavière. Écrivez au prince de Ponte­-Corvo que l’Autriche va attaquer; que, si elle ne l’a pas fait, le langage et les dépêches de M. de Metternich font juger que cela est très-imminent; qu’il serait convenable que le roi de Saxe se retirât sur une de ses maisons de campagne du côté de Leipzig. Prévenez le général Dupas pour qu’il ne se trouve point exposé et pour que, en cas que l’ennemi attaque avant que son mouvement ne soit fini, il se concentre sur Augsbourg. Comme les Autrichiens sont fort lents, il serait possible qu’ils n’attaquassent pas avant le 15; alors ce serait différent, car moi-même je vais partir. Dans tous les cas, il n’y au­rait pas d’inconvénient que la cour de Bavière se tint prête à faire un voyage à Augsbourg.

Si l’ennemi ne fait aucun mouvement, vous ferez toujours faire celui du duc de Rivoli sur Augsbourg, celui des Wurtembergeois sur Augsbourg ou Rain [14]Aujourd’hui dans l’arrondissement de Straubing, selon que vous le jugerez convenable, et celui de la cavalerie légère des divisions Nansouty et Saint-Hilaire sur Landshut ou Freising, selon les événements. Le duc d’Auerstaedt aura son quartier général à Ratisbonne; son armée se pelotonnera à une journée autour de cette ville, et cela dans tous les événements. Les Bavarois ne feront aucun mouvement si l’ennemi n’en fait pas. Quant à la division Rouyer, elle se rapprochera de Donauwörth si elle ne peut pas attendre la division Dupas. [15]Correspondance, 15048.

Enfin, le 12 avril, Napoléon envoie une dernière lettre de Paris à Berthier :

Mon Cousin, il est huit heures du soir et le télégraphe me donne la moitié de votre dépêche, d’où il résulte, par une lettre d’Otto, que les Autrichiens auraient passé l’Inn et déclaré la guerre. Je suppose que vous êtes à Augsbourg et que vous avez centralisé toute mon armée sur le Lech. [16]idem


 

References

1 Extrait de R. Ouvrard – E. Acerbi –  „1809 – Napoléon en Autriche – Abensberg – Eckmühl – Ratisbonne“ Gloire & Empire n° 21 – Novembre-Décembre 2008. © Robert Ouvrard – LCV
2 Accessoirement, en cas de victoire autrichienne, on espère que le tsar se rangera au côté de l’Autriche…
3 Le lecteur est renvoyé, pour cette partie de la campagne de 1809, au n° 15 de Gloire et Empire
4 C’est le plan défendu par le général Grünne, qui lui indique : « Fondre tout à coup sur les troupes françaises disséminées en Allemagne, les écraser, occuper la Souabe, prendre pied au bord du lac de Constance, traverser la Forêt Noire, paraître devant Strasbourg, nous pouvons accomplir ces actions.» (Gachot, p. 34
5 Ce sont ces mouvements qui vont attirer l’attention de Napoléon.
6 Plan défendu par Mayer.
7 Dont le chef, partisan du plan « bohémien », fut finalement limogé par l’archiduc.
8 Dans la suite, les corps d’armée autrichiens sont référencés en chiffres romains (sauf les corps de réserve) tandis que les corps d’armée français le sont par des chiffres latins.
9 Souligné par nous.
10 Camon, p. 237.
11 En marge de la dépêche on lit ces mots écrits par le major général : « J’ai l’honneur d’observer à Sa Majesté que cette dépêche télégraphique ne me parvient qu’aujourd’hui à Augsbourg, le16 avril, à six heures du matin ». Les très mauvaises conditions météorologiques furent la cause de ce retard.
12 Il écrit aussi à Eugène, le 10 : « Mon Fils, tout porte à croire que les Autrichiens auront commencé les hostilités hier, aujourd’hui ou demain. S’ils attaquent avant le 15, j’ai donné ordre que mon armée d’Allemagne se repliât sur Augsbourg et sur le Lech, afin de pouvoir m’y trouver moi-même pour diriger les premiers coups. » Correspondance, 15050.
13 souligné par nous
14 Aujourd’hui dans l’arrondissement de Straubing
15 Correspondance, 15048.
16 idem