Cayetano Valdés et Flores (1767-1835)

Portrait de Cayetano Valdés y Flores (José Roldán y Martínez, Séville, 1847)

Le neveu d’Antonio Valdés y Fernández Bazán. est né à Séville en 1767

En 1781 il rejoint l’Académie navale de Cadix en tant que guardiamarina (midshipman – aspirant). Après avoir terminé ses études, il navigue avec la flotte de Luis de Córdova et en 1782 a vu l’action dans la bataille navale avec la flotte anglaise sous l’amiral Richard Howe, pendant le grand siège de Gibraltar. En 1783, Valdés participe à une opération espagnole contre Alger dans le but d’écraser la piraterie endémique et l’esclavage blanc parrainés par les Dey.

 

En 1789 il obtient un poste de lieutenant (teniente de navío) dans l’expédition scientifique d’Alessandro Malaspina. En 1791, ce dernier lui donne le commandement de la Mexicana « goleta » et lui commande d’explorer le détroit de Juan de Fuca et le détroit de Géorgie dans une expédition sous le commandement d’un autre des officiers de Malaspina, Dionisio Alcalá Galiano. 

[1]Le terme « goleta » est espagnol pour un navire goélette, mais pas nécessairement gréé comme tel. En fait, le Mexicana est à l’origine gréé comme une goélette, mais il est modifié en … Continue reading

Valdés et Galiano font le tour de l’île de Vancouver, rencontrant George Vancouver en cours de route. Après avoir travaillé ensemble pendant un certain temps, les deux expéditions se séparent et arrivent séparément au cap Nootka. Valdés et Galiano ayant commencé leur voyage autour de l’île à partir du détroit de Nootka, alors que Vancouver, lui, l’avait commencé dans le détroit de Juan de Fuca, les Espagnols devinrent de ce fait les premiers Européens à faire entièrement le tour de l’île.

 

En 1797, Valdés commande le navire de ligne Pelayo à la bataille du cap Saint-Vincent, lorsque la flotte britannique de Sir John Jervis, avec Horatio Nelson, bat les Espagnols. Pour sa bravoure pendant la bataille, Valdés est promu capitaine (capitán de navío) ; il y acquiert aussi une réputation de redoutable combattant.

Selon les termes du troisième traité de San Ildefonso, le Pelayo a été donné à la France napoléonienne et Valdés reçoit le commandement du Neptuno, alors stationné à Brets.

En 1801, il commande les forces espagnoles à Hispaniola, durant une opération conjointe franco-espagnole contre les esclaves rebelles en Haïti, pendant la Révolution haïtienne. Après s’être arrêté à La Havane, il retourne à Cadix en 1802, où il est nommé brigadier de la Real Armada..

En 1805, Valdés [2]sur le Neptuno basé à Cadix est nommé commodore de l’escadre, appelée à combattre contre la flotte de française, qui tente de prendre la mer, durant la campagne de Trafalgar.

Et le 21 octobre, la flotte combinée est pourchassée et attaquée lors de la bataille de Trafalgar. Valdés se bat dur, son navire menant la flotte combinée et se retrouve dans la mêlée. Malheureusement, les Français qui accompagnaient le Neptuno sous l’amiral Dumanoir ne font pas demi-tour, et le Neptuno, isolé, est encerclé et subit de grands dégâts. Valdés lui-même est grièvement blessé, perdant finalement  connaissance. Le Neptuno, avarié, est finalement forcé de se rendre.

Bien que son navire ait fait naufrage dans la tempête qui a suivi la bataille, Valdés et beaucoup de ses compagnons de navire survivent, et il est donc en Angleterre lorsque la guerre d’Espagne éclate, en 1808.

Immédiatement libéré et de retour chez lui, Valdés s’enrôle dans l’armée de terre et participe à la bataille d’Espinosa de los Monteros dans l’état-major du général Blake, mais se contente principalement de l’administration et de participer aux Cortes de Cadiz.

Pour ses services pendant la guerre, il est nommé capitaine général en charge de Cadix. Au retour de Ferdinand VII d’Espagne, il est dépouillé de ses titres, mais a la chance d’échapper à la mort pendant la répression qui suit le retour de la  monarchie absolue.

Lors du soulèvement de 1820, il sera de nouveau fortement impliqué du côté libéral et défendra le gouvernement, mais sans grand succès, se montrant plus habile en tant qu’éphémère ministre de la guerre.

Condamné à mort, il s’enfuit à Gibraltar, puis en Angleterre, où il vivra pendant dix ans.

En 1833, Isabelle II d’Espagne se souviendra de Valdés et le nommera capitaine général de Cadix et plus tard de la marine espagnole.

Cayetano Valdés meurt le 6 juin 1835 à San Fernando, Cadix.


 

 

References

1Le terme « goleta » est espagnol pour un navire goélette, mais pas nécessairement gréé comme tel. En fait, le Mexicana est à l’origine gréé comme une goélette, mais il est modifié en brick pendant le voyage au cours de l’été 1792.
2sur le Neptuno basé à Cadix