Nicolas-Joseph Maison

Nicolas Joseph Maison, grenadier au 1er bataillon de Paris en 1792, Léon Cogniet, 1834.
Nicolas Joseph Maison, grenadier au 1er bataillon de Paris en 1792, Léon Cogniet, 1834.

Nicolas-Joseph Maison nait à Épinay, le 19 décembre 1770. Il s’enrôle comme volontaire le 22 juillet 1792, est nommé capitaine dix jours après, et se signale bientôt, à la bataille de Jemmapes.

Dénoncé et destitué en 1793, il se justifie, fait la campagne de 1794 à l’armée du Nord et se trouve à la bataille de Fleurus.

Attaché ensuite, jusqu’en 1797, à la division Bernadotte, Maison devient chef de bataillon et déploie partout la même valeur.

Nommé en 1799 adjudant-général et premier aide-de-camp de Bernadotte, alors ministre de la guerre, il est chargé d’une mission à l’armée du Rhin, et sabre près de Manheim les hussards de Szecklers qui inquiétaient la cavalerie française. En 1800, il est blessé presque mortellement au village de Schout (Hollande) en repoussant un corps d’Anglo-Russes.

En 1805, il rejoint le 1er corps de la Grande Armée et y cueille sa part des lauriers d’Austerlitz. Nommé général de brigade en 1806, il fait la campagne de Prusse et assiste à la bataille d’Iéna. Peu après, il est le premier à traverser la Saale pour culbuter le prince de Wurtemberg et pénétrer ensuite dans Lübeck.

En 1807, il est nommé chef de l’état-major général du 1er corps et fait la campagne , terminée par la paix de Tilsitt.

Le général Maison
Le général Maison

L’année suivante, il passe en Espagne et se distingua à la bataille d’Espinosa. A l’attaque de Madrid, il a le pied droit fracassé par une balle, ce qui l’oblige de rentrer en France.

Le désastre de l’île des Walcheren (Pays-Bas)
Le désastre de l’île des Walcheren (Pays-Bas)

En 1809, lors du débarquement des Anglais en Hollande, il est à Anvers avec le prince de Ponte-Corvo. Puis, après l’évacuation de l’île de Walcheren, il commande successivement à Berg-op-Zoom, à Rotterdam et au camp d’Utrecht.

Lors de la guerre de Russie, sa belle conduite dans plusieurs affaires le fait nommer général de division. Dans la retraite, il déploie autant de zèle que d’habileté.

En 1813, à la tête du 5e corps, il bat les Prussiens à Mockern et prend la ville de Halle.

C’est lui qui, le jour même de la bataille de Lutzen, marche sur Leipzig, s’en empare et empêche l’ennemi de détruire les ponts de l’Elster. A Bautzen, avec deux régiments, il repousse les charges combinées de six colonnes de cavalerie et les met en déroute.

Il est blessé à la bataille de Wachau et à celle de Leipzig.

En janvier 1814, il commande le 1er corps chargé de couvrir la Belgique. Il défend quelque temps, malgré une grande infériorité numérique, les approches d’Anvers. Son intention était de se porter sur la capitale, à marches forcées ; et déjà il se dirige sur Valenciennes pour attaquer les Saxons, lorsqu’il apprend à Quiévrain l’abdication de l’Empereur. Il conclut alors un armistice et gagne Lille, d’où il envoie son adhésion au nouveau gouvernement.

Louis XVIII le nomme chevalier de Saint-Louis, Pair de France et grand cordon de la Légion-d’Honneur.

Le 20 mars 1815, Maison qui venait d’être nommé gouverneur de Paris, décide d’accompagner Louis XVIII en Belgique.

A la seconde Restauration, il prend le commandement de la 1e division ; passe en 1816 à la 8e, ce qui n’était nullement une disgrâce. L’Empereur l’avait fait baron et comte,

Les armoiries du baron d'empire Maison
Les armoiries du baron d’empire Maison.

1)Écartelé : au 1, du quartier des comtes militaires de l’Empire ; aux 2 et 3, d’azur, à la maison d’argent, ajourée et maçonnée de sable, girouettée de deux pièces d’or et surmontée en chef de trois étoiles d’argent ; au 4, d’azur, au rocher d’argent, sommé d’un épervier essorant d’or, tenant dans son bec un anneau d’argent

les Bourbons le font marquis en 1816, et Charles X lui confie en 1828 le commandement de l’expédition de la Morée. A son retour, il reçoit le bâton de maréchal. Mais toutes ces faveurs n’altérèrent pas le caractère vraiment indépendant, du maréchal Maison.

Le maréchal Maison
Le maréchal Maison

En 1830, il accepte de Louis-Philippe la mission de se rendre avec MM. Odilon Barrot et de Schonen auprès des princes déchus pour les décider à quitter la France.

Nommé ministre des affaires étrangères le 4 novembre, il est bientôt nommé à l’ambassade de Vienne, puis, en 1833, à celle de Saint-Pétersbourg.

Monsieur l'Ambassadeur de France à Vinne (à droite)
Monsieur l’Ambassadeur de France à Vinne (à droite)

En 1835, il est chargé du portefeuille de la guerre, le garde un peu plus d’une année et meurt à Paris, le 13 février 1840.

Il est enterré au cimetière parisien du Père Lachaise.

Tombe du maréchal Maison
Tombe du maréchal Maison

Son nom est gravé sur l’Arc de Triomphe de Paris (pilier Est, 13et 14e colonnes.)


 

References   [ + ]

1. Écartelé : au 1, du quartier des comtes militaires de l’Empire ; aux 2 et 3, d’azur, à la maison d’argent, ajourée et maçonnée de sable, girouettée de deux pièces d’or et surmontée en chef de trois étoiles d’argent ; au 4, d’azur, au rocher d’argent, sommé d’un épervier essorant d’or, tenant dans son bec un anneau d’argent