Les Tirailleurs Corses

1792 –  LA PATRIE EN DANGER

La jeune République Française est attaquée de toutes parts. Les frontières sont menacées, l’ouest se soulève. La Patrie est en danger, et on fait appel à des Volontaires pour  constituer des Bataillons pour la défense de la toute jeune République.

Séduits par les idées nouvelles qui ne sont pas sans rappeler celles de Pascal Paoli, de nombreux Corses vont s’engager dans les rangs de Volontaires. Ils se présenteront à Marseille où ils seront dirigés sur Paris, avec un drapeau aux couleurs de la République, avec les inscriptions en Corse. A l’avers : REPUBLICA FRANCESE et au revers VIVER LIBERI O MORIRE.

Ce bataillon de Volontaires Corses fut incorporé dans la 4e demi-brigade de bataille.

 

LA GENESE

Le général Bonaparte
Le général Bonaparte

Par décret du 8 juillet 1802, (19 Messidor An X) Bonaparte qui connaissait bien les défauts et qualités de ses compatriotes décida la création d’un bataillon d’infanterie légère ne comprenant que des natifs du Golo et du Liamone. Témoin, cette lettre de Bonaparte à Clarke :

On me rend compte qu’on admet au dépôt du bataillon Corse des recrues qui appartiennent à des départements autres que ceux de la Corse. Cette transgression tend à dénaturer l’intention que j’ai eu de faciliter la conscription des deux départements de la Corse et de rendre le service militaire agréable aux conscrits, en les réunissant dans un cadre uniquement composé de leurs compatriotes. Je désire que vous donniez des ordres à cet effet.

Pour comprendre la pensée de Bonaparte il convient de citer également sa lettre au vice-amiral Decrès du 11 mars 1805.

Que Morand fasse passer le plus de conscrits possibles, des hommes de bonne volonté ou qui voudraient faire partie du camp de Boulogne, cela a l’avantage d’avoir de bons soldats et de retirer des fainéants qui ôteront toute tentation aux recruteurs Anglais. Essayer aussi de vous procurer une centaine de matelots Corses.

 Faciliter la conscription en Corse, rendre la vie agréable aux insulaires mais surtout tarir le recrutement Anglais en Corse. N’oublions pas qu’un certain Hudson Lowe intriguait pour recruter, surtout chez les anciens paolistes afin de compléter son «Royal Corsican Rangers »

Royal Corsican Range
Royal Corsican Rangers

Ce corps avait brillé pendant la Campagne d’Égypte (Canope et Alexandrie) et avait mérité l’honneur de porter le sphynx sur ses boutons. Le général Moore lui avait même confié

Lorsque vos hommes sont au premier poste, je sais que je peux dormir tranquille.

 Ce corps dissous en 1802 avait été reconstitué en 1804.

C’est pour toutes ses raisons que BONAPARTE a voulu regrouper les Corses dans un même bataillon. Pour leurs vertus guerrières et leur formation au combat de mouvement et de rapidité, qu’il a voulu les réunir en un bataillon d’infanterie légère.

Le décret de formation en date du 19 Messidor An X ( 9 juillet 1802) spécifiait que le bataillon d’infanterie légère Corse formerait le 3e Bataillon de la 3e Demi-brigade Légère avec un conseil d’administration spécial. L’article est à retenir :

« Il sera pris les mêmes mesures qui étaient prises pour le recrutement de l’ancien Royal Corse »  la réunion des recrues et la formation des compagnies devrait s’effectuer à Antibes, mais il dispose également d’un dépôt à Ajaccio et à Bastia”.

 

Qui commandera le bataillon ?

Le 7 Vendémiaire An XI ( 30 septembre 1803), Berthier, Ministre de la Guerre soumet au choix du Premier Consul les candidatures des

Commandant Poli, sous-lieutenant en 1757 au régiment Royal Corse. Chef de bataillon depuis l’An V, et ayant fait toutes les campagnes de la révolution, tant en Europe qu’en Égypte.

Commandant Bonelli, promu au grade de Major par l’ordre du représentant du peuple La Combe-St Michel.

Et pourtant, c’est un troisième homme qui l’emportera. Il s’agit du chef de Bataillon Cataneo, originaire d’Ajaccio, chef de bataillon de la 3e Demi-brigade. Il provient des Cadets Gentilhomme de l’armée royale. Il faut dire qu’il habitait à Paris, rue du Faubourg Poissonnière et avait eu les moyens d’agir auprès du Premier Consul. Le 2 Pluviôse de l’An XI (23 janvier 1803), le ministre lui fait part de sa nomination.

Le bataillon à l’origine eut deux dépôts, le premier à Ajaccio pour le Liamone et le second à Bastia pour le Golo. Au fur et à mesure de leur enrôlement les jeunes recrues rejoignaient le dépôt de leur département. Le recrutement ne se fit pas sans difficultés malgré la diligence de Galeazzini, Préfet du Liamone et de Pietri, Préfet du Golo. Les Maires n’avaient pas réussi en mars 1803 à mettre en route les conscrits désignés. Un appel fut lancé à la population :

Les conscrits doivent être incorporés dans un bataillon créé par le premier consul à l’instar de l’ancien régiment Royal-Corse, auquel il sera accordé des privilèges considérables. Le gouvernement a le droit de compter sur la bonne volonté, mais s’il se trouvait quelque lâche qui voudrait se soustraire au service militaire, il serait poursuivi rigoureusement et envoyé aux Colonies pour punition.

A la fin d’avril , les communes de Liamone à l’exception d’Ajaccio, Sartène, Eccicasuarella et Santa Maria Sicché étaient loin d’avoir fourni leur contingent. On eut recours à la Gendarmerie. A la demande du préfet, le général Radet, organise une colonne volante sous les ordres du capitaine Costa qui reçut des ordres très sévères :

 Le capitaine Costa après avoir utilisé tous les moyens de persuasion demeure autorisé à placer des sous officiers comme garnisaire chez les parents aisés et à arrêter les parents pauvres des conscrits récalcitrants ou fugitifs, et les conduire à Ajaccio. Cependant il sera très prudent sur cette mesure qu’il n’emploiera qu’à la rigueur….Lorsque le capitaine Costa remarquera de la négligence, de la mauvaise foi ou de la partialité dans la conduite des maires ou adjoints de communes, il en rendra compte à son chef d’escadron, pour que le préfet en soit informé et il est de plus autorisé à signifier à ceux des maires ou adjoints, dans l’un de ces cas, de se rendre devant le sous-préfet pour rendre compte  de sa conduite. Le capitaine Costa formera de sa troupe deux détachements au moins, il mettra le lieutenant Emily à la tête de l’un d’eux et marchera à la tête de l’autre. Il remettra copie de ses instructions à ce lieutenant et tous deux parcourront  les communes récalcitrantes. Il pourra envoyer une brigade dans les communes les plus tranquilles ; à cet effet il fera le choix du sous officier le plus intelligent  à qui il donnera ses ordres et copie des instructions du préfet. Tous les conscrits qui seront fournis ou arrêtés seront conduits à Sartène et de là à Bastia par les troupes de la 23ème Légère. Le capitaine Costa connaissant toute l’importance qu’attache le Premier Consul à la prompte levée de toute la conscription agira avec tout le zèle, la prudence et la célérité dont il est capable et informera son chef d’escadron de cinq en cinq jours de sa marche et des succès ou des obstacles qu’il obtiendra ou rencontrera dans ses opérations.(Général Radet au Capitaine Costa à Bastia le 27 Ventôse An XI).

Les mêmes mesures avaient été prises dans le département du Golo.

Toutes ces difficultés provenaient de l’arbitraire des maires, investis de pouvoirs étendus leur permettant notamment celui de désigner les conscrits, pratiquement sans contrôle. Un maire était tout de même assez mal qualifié pour décider de l’aptitude physique au service militaire de ses concitoyens. Ce mode de recrutement arbitraire s’opérait selon leur bon vouloir, protégeant ainsi leurs parents et leurs partisans, et trouvant là, un prétexte pour éloigner leurs adversaires politiques ou les simples particuliers qui leur portaient ombrage. Le recrutement en Corse fut la cause d’implacables inimitiés.

Les conscrits étaient prélevés parmi les jeunes gens bien constitués, de la taille de cinq pieds minimum et après un tirage au sort.

Ces obstacles furent assez rapidement balayés par les généraux Morand, Casalta et Radet, et en 1803 l’effectif du bataillon de Chasseurs Corses était presque complet. La concentration des dépôts de ces conscrits et de ces « volontaires  malgré eux » était une source de perpétuels embarras.

« On a la plus grande peine à les contenir lorsqu’ils atteignent le nombre de cinquante ». (Pietri à Radet).

Morand lui-même doit négocier avec plus de cent insoumis du Liamone réfugiés dans le maquis. Il doit transiger et les admet dans un Bataillon de Voltigeurs Corse qui sera sédentaire. Mais Bonaparte qui connaît bien ses compatriotes, s’en méfie, les veut sur le continent : « c’est le meilleur moyen de les organiser et de les discipliner. »  

C’est pourquoi un arrêté du 2 mai 1803 prescrivit l’envoi du Bataillon de Voltigeurs Corses pour renforcer le 3e Bataillon de la 3e Demi-brigade Légère devenue entre-temps le 8e Régiment d’Infanterie Légère depuis peu.

Chasseur du 4° Bataillon de chasseurs Corses
Chasseur du 4° Bataillon de chasseurs Corses

Dans le courant du mois de juin, les Chasseurs Corses furent réunis à Antibes et organisés en 9 compagnies à 100 hommes chacune, dont une de Carabiniers, il n’y eu pas de voltigeurs. Bien que rattachés à la 8e Légère, le bataillon avait une administration particulière.

Le 16 Prairial An XI (6 juin 1803) l’organisation du Bataillon de Chasseurs Corses s’établissait comme suit :

Chef de Bataillon : CATANEO Pierre

Quartier Maître :     LANDINELLI ( Capitaine)

État-major :  Adjudant Major :  MAZZA  (Lieutenant)

Officier de santé :   STEPHANOPOLI

 

Compagnie de Carabiniers :

Capitaine ; Morandini Antoine

Lieutenants : ANTOMMARCHI G. – RAMOLINO J.A.

Sergent major : FOURNIER Ch.

Sergents : SANTUCCI P.P., GIACOMONI  A. Baptiste,  GRAZZIANI D.

Fourrier :   MORELLI  A.M.

Caporaux : 8

 

 Compagnies de Chasseurs

3e Compagnie

Capitaine

Lieutenant en 1er

Lieutenant en 2nd

Sergent Major

Sergent

Sergent

Sergent

Fourrier

LAMOTHE J.

VERSINI P.

MUCCHIELLI A.B.

LUCCHINI R.

ROMANI J.

ORTOLI D.

POZZO DI BORGO

MORONI M.

RAIBALDI A.

  4° Compagnie

Capitaine

Lieutenant en 1er

Lieutenant en 2nd

Sergent Major

Sergent

Sergent

Sergent

Fourrier

NATALI J.

LECCIA J.

ARRIGHI J.

PULICANI J.M.

BRANDISI S.B.

SALICETTI J.V.

POLI Y.

     ?

PINELLI J.M.

 1e Compagnie

Capitaine

Lieutenant en 1er

Lieutenant en 2nd

Sergent Major

Sergent

Sergent

Sergent

Fourrier

MATTEI A.

SILVESTRI A.M.

MATTEI A.J.

MATTEI A

BONETTI P.D.

PERETTI D

SANTUCCI A.

         ?

OLIVIERI L.

2e Compagnie

Capitaine

Lieutenant en 1er

Lieutenant en 2nd

Sergent Major

Sergent

Sergent

Sergent

Fourrier

CAMPANA J.F.

CASABIANCA

ALBERTINI L.

CAMPANA J.A.

CASANOVA J.

OLIVETTI A.

SANTOLINI Ph.

          ?

AMBROSI F.

6e Compagnie

 Capitaine

Lieutenant en 1er

Lieutenant en 2nd

Sergent Major

Sergent

Sergent

Sergent

Fourrier

MAJORCHINI J.A.

ABBATI F.

FRENELLI B

      ?

FILIPPI A.F.

GIOVANMARCHI

SUZZARINI J.D.

LEONETTI L.M.

 

5° Compagnie

Capitaine

Lieutenant en 1er

Lieutenant en 2nd

Sergent Major

Sergent

Sergent

Sergent

Fourrier

AMBROSINI M.

RISTORI

MUCCHIELLI L.

OLLAGNIER B.

SALVETTI F.

SIMONI

PAOLI

CUNEO J.

    

7° Compagnie

Capitaine

Lieutenant en 1er

Lieutenant en 2nd

Sergent Major

Sergent

Sergent

Sergent

Fourrier

BATTINI A.B.

MATTEI Ch.

BUTTAFUOCO J.

       ?

RICCI D.

RAFFAELLI J.

GIOVANNACCI

PETRIGNANI A.

 

8° Compagnie

 Capitaine

Lieutenant en 1er

Lieutenant en 2nd

Sergent Major

Sergent

Sergent

Sergent

Fourrier

SEBASTIANI

GIUDICENTI

AMBROSI X.

RISTORI

COLOMBANI J.

ANDREI D.

CALENDINI A.

PIANELLI P.

Jean de Dieu Soult
Le maréchal Jean de Dieu Soult

C’est sous cet ordre qu’il se met en route en octobre 1803, pour rejoindre le Camp de Boulogne. En arrivant au camp d’Ambleteuse où il est cantonné, le bataillon est affecté au Corps du Centre de l’Armée de l’Océan, placé sous les ordres du général Soult

En  Juin 1804,  une nouvelle compagnie de Liamone est incorporée aux chasseurs Corses pour y former une compagnie de Voltigeurs.

Le 16 Août 1804, ( lendemain de la Saint Napoléon) a lieu une immense cérémonie au Camp de Boulogne, où l’Empereur vient distribuer les croix de la Légion d’Honneur. Le commandant du Bataillon Philippe d’Ornano est fait chevalier dans cet ordre.

Le 14 Fructidor de l’An XIII (1er Septembre 1804), l’unité prend officiellement la dénomination de Bataillon des Tirailleurs Corses. Son commandement est confié à Philippe d’Ornano. Le Bataillon se compose d’une compagnie de Carabiniers, d’une compagnie de Voltigeurs, et de huit compagnies de Chasseurs.

Le 21 décembre 1804, a lieu au Camp de Boulogne la remise officielle des Aigles aux régiments présents,  qu’une délégation de chaque corps était venue chercher à Paris, 15 jours plus tôt. Les Tirailleurs Corses perçurent le leur.

 

L’UNIFORME

Les troupes Corses ont toujours cherché à se singulariser. Or il est difficile de le faire lorsqu’on est intégré dans l’armée impériale et qu’on est assimilé à un Bataillon d’infanterie légère. Les Tirailleurs Corses perçurent la tenue bleue impériale comme tous les régiments de ce type, il apportèrent une modification dans la couleur du collet de l’habit, des parements et des pattes de parements qui fut « vert pomme », ce sera la seule unité à porter cette couleur.

Pourquoi le choix de ce vert ? Il y a deux hypothèses. Ils sont issus on le sait du 8ème Léger, or la couleur distinctive des musiciens de ce régiment était le vert. Ou tout simplement Philippe d’Ornano s’est il souvenu que Catherine de Médicis avait offert à son homonyme, le Maréchal Alphonse d’Ornano, dix drapeaux verts à croix blanche portant la devise Pugna Pro Patria, depuis il semble que le vert soit devenu la couleur militaire de la Corse. Et puis l’Empereur n’aimait-il pas le vert !

Le fait est que nos Corses vont se singulariser par cette couleur distinctive, et de plus ils porteront la giberne ( a carchera )  sur le ventre, «  à la Corse ».

Les Tirailleurs Corses portent l’uniforme de l’infanterie Légère Française distingué de vert au collet, parements et pattes de parements. L’habit de drap bleu impérial est à retroussis courts et véritables, passepoilés de blanc et ornés de cors de chasse en drap blanc découpé. Revers bleus passepoilés de blanc. Boutons plats en étain sans numéro, estampé d’un cor de chasse.

Les Chasseurs portent les épaulettes vertes à franges vertes et tournantes jaunes.

Rien de connu pour les Carabiniers. On peut supposer toutefois qu’ils se distinguèrent par des épaulettes de couleur rouge et par le port d’un bonnet d’oursin. Toutefois, d’après le général Santini, l’uniforme est identique à celui des chasseurs, ils auraient porté les cors aux retroussis au lieu de grenades.

Shako du modèle de 1801, dont voici la description : Cylindre en feutre haut de 6 pouces 7 lignes, largeur du haut 8 pouces, recouvert d’un cuir de mouton noir, garni d’un cuir autour portant 3 pouces de largeur, visière en cuir bouilli et estampé large d’1 pouce 10 lignes, longue de 6 pouces 1/4 et garnie de 3 agrafes pour l’attacher au feutre, orné sur le devant d’une plaque en losange de fer blanc estampé d’un cor de chasse. Les Tirailleurs Corses ne porteront pas d’autre modèle de plaque. Cordon vert non tressé avec raquettes, passant devant.

Culotte de drap bleu, coupée à la hongroise, à pont et canons de jambes fermés par agrafes au dessus de la cheville.

Gilet ou veste de drap bleu, porté sous l’habit veste, et fermant devant à l’aide d’une dizaine de petits boutons d’uniformes.

Guêtres noires, courtes, ornées d’un passepoil et d’un gland vert. Boutons en bois.

Giberne de cuir noir, elle est ornée sur le devant d’un cor de chasse en métal blanc. Elle se porte à la ceinture sur le ventre. Les sous officiers portent de part et d’autre une paire de pistolet dans des fontes.

 

Par le décret du 25 février 1806, l’Empereur accorde à toute l’infanterie de Ligne, le shako pour le renouvellement de 1807. Cette coiffure qui existait déjà dans l’infanterie légère subi quelques modifications.

L’article 29, stipule que les corps hors ligne, recevront les shakos de l’arme à laquelle ils sont assimilés, en observant que la plaque sans numéro et la jugulaire seront de la couleur du bouton.

Pour nos Tirailleurs, la tenue n’est pas modifiée, la plaque de shako est inchangée, seule la coiffure subie quelques modifications. les guêtres sont noires, courtes, découpées en cœur et ornées d’un passepoil et d’un gland jonquille

Les Tirailleurs Corses font partie du IV° Corps de la Grande Armée sous les ordres du Maréchal Soult,

 

Le général Saint-Hilaire
Le général Saint-Hilaire

La 1e Division, Généraux Saint-Hilaire, Thiebault, Morand et Vare, comprend le 10ème  Léger, les 36ème , 43ème  et 55ème  de Ligne.

La 2ème  Division, Généraux Vandamme, Schiner, Ferrey et Caudras, comprend les Tirailleurs Corses, le 24ème  Léger, les 4ème , 28ème , 46ème  et 57ème  de Ligne.

La 3ème  Division, Généraux Legrand et Merle, Brigade Merle, comprend les Tirailleurs du Pô commandés par le Commandant Hulot, le 26ème  Léger, Colonel  Pouget, le 3ème  de Ligne, du Colonel Schobert, le 18ème  de Ligne, Colonel Pelleport, et le 75ème  de Ligne, Colonel Lhuillier.

L’artillerie est commandée par le Général Lariboisiere, la cavalerie par le Général Margaron, et comprend les 11ème et  26ème  Chasseurs et le 8ème  Hussards, commandé par un Corse, le Colonel Franchesci, qui sera nommé général après Austerlitz, le génie par le Général Poitevin.