La Fièvre jaune en Espagne et en Europe au XIXème siècle

A Barcelone

Dans le rapport sur l’état de l’Empire de 1806 ces lignes avaient suscité notre curiosité :

Le fléau qui a désolé l’Espagne pendant deux ans a excité toute l’attention du Gouvernement, quoiqu’il reste aux yeux des hommes éclairés beaucoup de doutes sur le caractère contagieux dont on le supposait accompagné. Avant le retour de l’époque à laquelle il a continué de se réveiller, une commission médicale était sur les lieux, pour examiner sa naissance, la manière dont il se propage, rechercher, soit les remèdes qui le combattent, soit les précautions qui peuvent le prévenir. Des dispositions seront faites, si nos voisins devaient encore en être affligés, pour le tenir, dans tous les cas, éloigné des frontières de cet empire.”

Monsieur Marc Morillon a bien voulu nous adresser l’article ci-dessous, ce dont nous le remercions bien vivement.

Le sud de l’Europe a été sévèrement touché par plusieurs épidémies meurtrières identifiées comme des épidémies de fièvre jaune au cours du 19e siècle. A plusieurs reprises, les contemporains de la Guerre d’Indépendance Espagnole y font référence, qu’ils soient espagnols, français ou britanniques. C’est de cette maladie qu’est mort le général Franceschi Delonne, lors de sa captivité en Andalousie. C’est aussi cette maladie qui a inspiré Victor Hugo : « Le dévouement » Odes, livre IV, ode IV…

La fièvre jaune est aujourd’hui connue comme une maladie exclusivement tropicale et les rares cas observés en Europe sont des cas d’importation. Et pourtant, au début du XIXème siècle, cette maladie a touché à plusieurs reprises l’Europe et singulièrement l’Espagne sous forme d’épidémies, responsables de plusieurs milliers de morts. La définition même de la maladie, appelée alors aussi bien « fièvre jaune » que « peste », était imprécise et peut constituer une difficulté pour une analyse rétrospective.

Les observations cliniques avaient déjà été nombreuses lors de la colonisation de l’Amérique centrale et des Caraïbes au XVIIème siècle et surtout lors des expéditions militaires comme celle de St Domingue en 1802. Il y avait eu au 18° siècle (Cadix, 1765) des épidémies meurtrières dans des ports hispaniques qui pourraient en être les premières manifestations. Cependant, c’est bien avec la première année du 19° siècle que débute l’histoire des grandes épidémies de fièvre jaune en Europe qui ravagèrent particulièrement les ports espagnols et portugais. Il y eut au moins 20 foyers, sans compter les nombreux cas sporadiques touchant des sujets vivant dans des ports comme Marseille, 1804 et 1807, l’Ile de Wight, 1845, Southampton, 1852, Brest 1802 et 1865, Falmouth, 1862, Londres, Swansea1850 et 1865

Aspects de deux épidémies d’après les récits des témoins :

L’épidémie de Cadix et Séville de 1800 :

L’hiver 1799-1800 est décrit comme doux et fut suivi d’un printemps pluvieux puis d’un été très chaud (87°F le 19 août). Fin juillet 1800, entre au port de Cadix une corvette venant de la Havane après 9 jours de quarantaine.

Dans les jours qui suivent l’accostage, des personnels au contact du navire ou travaillant au port sont atteints (2 gardes en faction à bord, 3 matelots tombés malades après l’entrée du navire, 1 gardien du port, 1 employé du bureau de santé, des douaniers, des dockers). Le 27 juillet, un prêtre résidant à distance du port, y revient pour visiter un malade et tombe malade. Le foyer initial était donc dans le port et 5 des premiers malades étaient en contact direct avec le navire.

Entre le 10 et le 15 août, alors qu’une forte chaleur règne sur la cité, la maladie s’étend à l’Est de la ville, touchant des marins et des ouvriers du port pour l’essentiel qui vivaient dans ces quartiers limitrophes de la zone portuaire.

Les autorités constatent alors le caractère inhabituel de cette fièvre qui s’accompagne d’une forte odeur dégagée par les malades et qu’ils nomment « fièvre putride ». Le 15 août on dénombre 200 malades auxquels s’ajoutent 28 religieux venus les soigner.

La ville de Séville commerce abondamment avec Cadix, par voie terrestre mais surtout maritime avec un intense cabotage. Fin août 1800, les premiers cas sont observés dans le quartier des marins où habitent en particulier les familles de ces hommes faisant la navette entre Cadix et Séville.

Le 3 septembre, la municipalité interdit les déplacements entre les deux ports. La maladie, d’abord limitée au quartier du port, s’étend de proche en proche dans la ville mais aussi sur les petites villes et villages côtiers (Porto S.Maria, La Isla, Chiclana, Puerto Real, San Lucar, Xerez de la Frontera). Elle durera jusqu’aux premiers froids. Le chiffre de 51 000 morts sera avancé. 1)Note ajoutée par la Rédaction – La fièvre jaune (le Vomito Negro) anéantit les troupes européennes aux Antilles, que ce soit les troupes du général Leclerc à Saint Domingue ou leurs homologues britanniques, ce qui fit employer massivement des soldats d’origine africaine, immunisés (pour avoir été en contact avec le virus dans leur enfance). En dehors de la fièvre jaune , il y avait aussi du paludisme pendant l’été et diverses autres fièvres de type typhus qui affectèrent sur les Français en Espagne en 1808 (Didier Davin)

Durant la période 1810-1813, la ville de Cartagena (côte est de la péninsule ibérique) fut un foyer d’infection mentionné dans beaucoup de récits. L’armée de Wellington, après avoir séjourné sur les rives de la Guadiana fin 1811 face à Soult et Marmont(entre Elvas et Badajoz), s’en éloignera dès le départ de ceux-ci, pour, dixit Oman, “quitter ses rives où sévissait la fièvre”. (Bruno Masson)

 

L’épidémie de Barcelone de 1821 (appelée quelquefois la « peste » de Barcelone.)

Un brick, le Gran Turco, venant de La Havane arrive à Barcelone dans la première quinzaine de juillet 1821, au cours d’un été particulièrement chaud, après avoir accompli une période de quarantaine à Malaga. La famille du capitaine, montée à bord, meurt quelques jours plus tard. D’autres navires à quai comme « La Joséphine » bateau français ne venant pas d’Amérique, ont des malades à bord et des ouvriers du ports sont atteints. Le 5 août, il y a déjà 12 morts, le 16 août le total est de 30 morts, le 26 août, 74 et le 29 août, 124 morts ont été décomptés dans le quartier du port, peuplé de gens modestes. Les autorités municipales, après avoir négligé cette évidente épidémie, tenteront d’organiser les soins en réquisitionnant les médecins, en organisant l’enterrement des cadavres qui se comptent par centaines chaque jour. Elles assurent le maintien de l’ordre et l’alimentation des habitants qui n’ont pu fuir et qui sont bloqués dans une ville affamée par le cordon sanitaire et les mesures de quarantaine instituées autour de la ville.

Le 11 octobre, l’évacuation de la ville est décidée et les habitants sont logés dans des camps de fortune en dehors de la ville. L’épidémie décroît au cours du mois de novembre et en décembre, plus aucun cas n’est noté, la quarantaine du port est supprimée à la fin du mois.

Le nombre de morts est estimé à 4 500 pour une population de 80 000 habitants (5,6%).

Les épidémies furent nombreuses au cours du siècle, et l’on peut en faire un inventaire, sûrement partiel, mais qui montre, lorsque l’on possède les chiffres, les conséquences en termes de pertes humaines :

Année Mois Ville ou province Nombre de décès
1800 Août Cadix, Séville, Gibraltar 51 000
1804 Août – Décembre Gibraltar, Malaga, Cordoue, Cadix, 5 700
Été Livourne 700
1810 Gibraltar ?
1811 Murcie, Alicante ?
1813 Gibraltar ?
1814 Gibraltar ?
1819 Septembre – Décembre Séville, Cadix ?
1821 Août – Décembre Barcelone 4 500
1828 Gibraltar ?
1845 Île de Wight ?
1852 Southampton ?
1856 Oporto ?
1857 Août – Novembre Lisbonne 5 500
1861 Août – Septembre Saint-Nazaire 33
1865 Septembre – Octobre Swansea 15

Face à cette maladie émergente pour la vieille Europe et qui lui rappelait le ravages de la peste, contrôlée depuis peu, les médecins furent au premier plan de la lutte et de la démarche diagnostique et prophylactique. La fièvre jaune qui ravageait à la même période les colonies du Nouveau-Monde fut très tôt évoquée, même si ce diagnostic fut l’objet de vives controverses, tant au plan diagnostique qu’au plan de sa contagiosité et donc de son mode de transmission.

En effet, même au XXIème siècle, les scientifiques peuvent se demander s’il s’agissait vraiment de la fièvre jaune telle qu’on la décrit aujourd’hui.

Les arguments pour sont de deux types : cliniques et épidémiologiques.

Les arguments cliniques : certaines descriptions et même des dessins de l’époque sont tellement précis que le diagnostic est hautement probable. Certains des médecins qui ont examiné les malades atteints avaient servi aux Antilles où ils avaient eu l’occasion de voir des cas authentiques.

Les arguments épidémiologiques :

Ces épidémies ont quelques points communs. Les villes atteintes initialement sont toujours des ports commerçant avec les Amériques. Les épidémies les plus longues et les plus meurtrières ont eu lieu dans les régions du Sud de l’Europe où le climat est le plus chaud. Les épidémies ont toutes débuté à la fin de l’été, souvent lors d’années particulièrement chaudes et se sont arrêtés au début de l’hiver. Dans les régions les plus septentrionales a contrario seules des bouffées épidémiques de courte durée et d’extension géographique limitée sont survenues.

Les foyers initiaux des épidémies étant toujours des ports de commerce très actifs, l’hypothèse d’une maladie infectieuse importée par voie maritime s’imposa aux contemporains et semble effectivement hautement probable.

Les épidémies sont meurtrières et touchent aussi bien les pauvres que les gens aisés . Elles débutent toujours dans des ports et souvent les bateaux importateurs sont identifiés: bateaux sucriers provenant de Cuba ou du Brésil. Les bateaux sont d’autant plus facilement désignés qu’il y a eu des malades à bord pendant la traversée.

Dans les villes ou elles ont déjà sévi les années précédentes, comme à Gibraltar, les épidémies sont de moins en moins meurtrières). On remarque aussi en Espagne que les personnes ayant séjourné dans les colonies d’Amérique ou qui ont pu guérir de la maladie sont protégées.

Au total, il s’agit donc d’une maladie d’importation, survenant principalement dans les ports, qui n’est pas liée au niveau d’hygiène de la population et dont la transmission est dépendante de la chaleur. Ces caractères sont nettement ceux d’une maladie à transmission vectorielle. Les épidémies sont brutales, meurtrières et se manifestent par des cas de fièvre avec hépatonéphrite et hémorragies. Les sujets qui guérissent sont immunisés.

Parmi les maladies infectieuses connues, seule la fièvre jaune est compatible avec cette description.

On sait aujourd’hui que la fièvre jaune, endémique en Afrique et dans les régions forestières d’Amérique Tropicale est due à un virus qui se transmet dans la nature de singe en singe par la piqûre d’un moustique du genre Aedes. Lorsqu’un homme est piqué, il est atteint d’une maladie grave qui peut le tuer. S’il guérit, il est immunisé de façon durable. Pendant que le sujet est malade, s’il est piqué par un Aedes, celui ci peut transmettre la maladie à un sujet sain. C’est ainsi que peuvent naître des épidémies particulièrement en milieu urbain.

 

L’explication

Comment donc cette maladie tropicale a pu être importée en Europe ?

L’importation de moustiques adultes infectés est possible mais peu probable: un imago vit au maximum quelques semaines et la traversée durait de 50 à 90 jours.

La possibilité d’équipages infestés avant le départ et qui auraient été piqués à l’arrivée par des moustiques locaux ne peut pas être tenue: les 6 jours d’incubation de la maladie sont incompatibles avec la durée de la traversée.

Si le virus n’a pas pu arriver en Europe dans le sang des malades atteints, ont peut par contre imaginer que les bateaux ont importé un véritable écosystème. Les femelles infectées, abondantes dans les ports pouvaient pondre leurs œufs dans les innombrables collections d’eau de pluie présentes à bord d’un bateau et surtout dans les tonneaux de réserve d’eau douce. Une fois ces récipients asséchés ou vidés, les œufs, adhérents aux parois pouvaient attendre la prochaine “remise en eau” pour reprendre un cycle de développement. Ce phénomène est bien connu dans les actuelles zones d’endémie ou l’on recommande de brosser les parois des récipients servant à conserver l’eau.

On sait de plus aujourd’hui que les œufs d’une femelle infestée sont porteurs du virus et donc que les larves et les adultes qui en naîtront sont eux aussi infestés et potentiellement transmetteurs. Une fois arrivés et éclos, les moustiques pouvaient trouver des relais terrestres dans les bassins des patios d’Andalousie et dans les jarres (tinajas) servant à conserver l’eau. Aux mois de septembre et octobre, habituellement pluvieux dans cette région, les gîtes naturels se multipliaient encore.

Le cycle avait pu se poursuivre à bord pendant la traversée avec circulation du virus entre plusieurs générations de moustiques et l’équipage. Plusieurs récits font d’ailleurs état de la présence de malades à bord des bateaux.

Mais l’importance de ces épidémies ne peut s’expliquer que par l’apparition de cas secondaires, surtout lorsqu’elles duraient plusieurs mois. Le rôle de la température, nécessaire à la persistance de plusieurs générations de moustiques apparaît alors évident et ce sont en effet les épidémies d’Andalousie qui ont duré le plus longtemps et qui se sont révélées les plus meurtrières. Lorsque les hivers étaient doux, il est même possible que la maladie ait pu persister d’une année sur l’autre.

A Barcelone

Certaines villes étaient considérées comme infectées de façon chronique comme en témoignent les réactions des autorités militaires françaises et britanniques, alors impliquées dans la Guerre d’Indépendance de l’Espagne. On pourrait évoquer aussi la possibilité d’un « relais » par des espèces d’Aedes autochtones. Sans qu’il soit possible d’écarter formellement cette hypothèse, il convient de rappeler que l’adaptation d’un agent pathogène à un vecteur nécessite la plupart du temps de longues années de co-évolution des deux espèces.

L’efficacité de cette transmission semble décroître avec les années, enrayée par un phénomène bien connu des épidémiologistes sous le nom d’immunité collective ou “de troupeau” qui s’installait chez les survivants. Certains remarquaient même après plusieurs années, que les sujets originaires du sud de l’Europe étaient plus résistants que ceux qui venaient du nord. Il en était de même pour les sujets ayant séjourné dans les colonies d’Amérique.

 

Les conséquences:

– Scientifiques: les querelles entre partisans et adversaires de la contagiosité allaient se poursuivre encore pendant plus d’un siècle sans qu’il soit possible de savoir si les mesures de quarantaine pouvaient avoir une efficacité. La transmission du virus par les moustiques n’a été mise en évidence par Walter Reed qu’en 1901.

– Démographiques: une telle mortalité ne pouvait que laisser des traces, mesurables dans les grandes villes. La pyramide des ages de la ville de Gibraltar montre une encoche très nette, correspondant à la surmortalité pendant ces périodes d’épidémies.

– Économiques: les mesures de quarantaine et de blocus imposées aux grandes villes portuaires eurent un retentissement important pour des cités dont l’industrie reposait sur le commerce international; c’était le cas par exemple à Barcelone avec le coton.

– Politiques: ce sont sûrement les plus inattendues. L’histoire de l’Espagne de cette première moitié du XIXème siècle est excessivement perturbée avec la succession de la Guerre d’Indépendance contre les troupes napoléoniennes puis de la Guerre Civile qui opposait les constitutionnalistes, partisans d’une réforme libérale aux absolutistes regroupés autour du roi revenu d’exil.

Le gouvernement français du Roi louis XVIII , partisan des absolutistes et craignant une épidémie de républicanisme, profitait de l’épidémie de Barcelone de 1821 pour masser une armée considérable à la frontière des Pyrénées sous prétexte d’un “cordon sanitaire”.

Une fois l’épidémie passée et sur décision du comte de Chateaubriand, ministre des affaires étrangères, l’armée royale française entrait en Espagne et remettait Fernando VII sur son trône après avoir conquis le fort du Trocadéro, clé de Cadix, elle même point de départ des épidémies de fièvre jaune…

Finissons avec deux anecdotes :

En 1812, lorsqu’il est forcé de quitter sa vice-royauté dans le sud, après Salamanque, Soult va refuser de conquérir le royaume de Murcie “en passant“, du fait de la fièvre jaune qui y sévit. Cela n’empêchera pas la division qui masquait son mouvement dans cette direction d’être infectée, et de devoir passer 15 jours au repos.

Du côté Anglais, la deuxième brigade de Guards de la 1ère Division, après un court séjour dans cette partie de l’Espagne, passera 6 mois au repos (et manquera Vittoria) pour se “guérir”. Oman rapporte qu’à un moment, elle n’a plus que 800 hommes (officiers inclus) présents. (rappelons que l’effectif normal d’une brigade Anglaise est de 2000 hommes en moyenne) (Bruno Masson)

Remerciements à Marc Morillon, Professeur Agrégé du Val de Grâce
Bertrand Mafart,  Service de Santé des Armées.

REFERENCES

  • Angolotti E. 1980. La fiebre amarilla. Historia de la situacion actual. La fiebre marilla en la Barcelona de 1821. Rev. San. Hig. Pub., 54, 89-102.
  • Bally, François, Parizet. 1823. Histoire médicale de la fièvre jaune observée en Espagne et particulièrement en Catalogne. Imprimerie royale eds, 662 p.
  • Berthe, J.N.. Précis historique de la maladie qui a régné dans l’Andalousie en 1800. 1802, Déterville eds, Paris, 403 p.
  • Devèze, J.. Traité de la fièvre jaune. 1820, Comte eds, Paris, 311 p.
  • Gordon Smith, C.E., 1986, Yellow fever in South Wales. Medical History, 30, 322-340.
  • Hoffmann L.F.. La peste à Barcelone. 1964, Presse Universitaire de France eds, Paris, 103 p.
  • Laveran A.. Traité des maladies et épidémies des armées. 1875, Masson eds, Paris, 735 p.
  • Lyons, J.B., 1995, A Dublin observer of the Lisbon yellow fever epidemic. Vesalius, 1, 8-12.
  • Mêmier, F.. Relation de la Fièvre jaune survenue à Saint-Nazaire en 1861. 1863, J.B. Baillière eds, Paris, 250 p.
  • Oman. A history of the peninsular War. 1996. Greenhill Books, London. Vol V.
  • Parizet M., 1820, Observation sur la fièvre jaune faites à Cadix en 1819. Audot eds, Paris, 685 p.
  • Reed, W., Carroll, J., Agramonte, A., Lazera W.. 1901, The etiology of yellow fever, a preliminary note. Philadelphia Med J., 6, 790-796.
  • Rochoux, J.A., 1828, Recherches sur les différentes maladies qu’on appelle fièvre jaune. Bechet eds, paris, 685 p.
  • Sawchuk, L.A., and Burke, S.D.A., 1998, Gibraltar’r yellow fever scourge: the search for scapegoats. J. of the History of Medicine, 53, 3-42.

 

 

References   [ + ]

1. Note ajoutée par la Rédaction – La fièvre jaune (le Vomito Negro) anéantit les troupes européennes aux Antilles, que ce soit les troupes du général Leclerc à Saint Domingue ou leurs homologues britanniques, ce qui fit employer massivement des soldats d’origine africaine, immunisés (pour avoir été en contact avec le virus dans leur enfance). En dehors de la fièvre jaune , il y avait aussi du paludisme pendant l’été et diverses autres fièvres de type typhus qui affectèrent sur les Français en Espagne en 1808 (Didier Davin)

Durant la période 1810-1813, la ville de Cartagena (côte est de la péninsule ibérique) fut un foyer d’infection mentionné dans beaucoup de récits. L’armée de Wellington, après avoir séjourné sur les rives de la Guadiana fin 1811 face à Soult et Marmont(entre Elvas et Badajoz), s’en éloignera dès le départ de ceux-ci, pour, dixit Oman, “quitter ses rives où sévissait la fièvre”. (Bruno Masson)