Bernhard Erasmus comte von Deroy (1743-1812)

Bernhard Erasmus comte von Deroy
Bernhard Erasmus comte von Deroy

“Vater Deroy”

Bernhard Deroy naît le 11 décembre 1743 à Mannheim. Il est issu d’une d’une vieille famille de Picardie. Dès sa jeune enfance, on le destine à l’état militaire. Il participe, de 1756 à 1763, dans un contingent de Pfalz, à la guerre de Sept-Ans, à la fin de laquelle il est déjà capitaine. Lorsque Pfalz est réuni à la Bavière, en 1777, il entre au service de la Bavière. 

Durant la guerre de la Première Coalition, Deroy défend (1794/1795) les défenses sur le Rhin, à Mannhein. En 1800, il est à Hohenlinden, où il est blessé et fait prisonnier par les Français. Lorsque la guerre de la Deuxième Coalition, il est de nouveau au service de l’armée bavaroise, au sein de laquelle il se fait remarquer (comme son homologue Wrede) par les améliorations sensibles qu’il y introduit.

Le combat de Lofer a été très-brillant pour les Bavarois. Les Autrichiens occupaient au-delà de Lofer un défilé presque inaccessible, flanqué à droite et à gauche par des montagnes à pic. Le couronnement était rempli par ces chasseurs tyroliens qui en connaissent tous les sentiers. Trois forts en maçonnerie, fermant les montagnes, en rendent l’accès presque impossible. Après une vive résistance, les Bavarois culbutèrent tout, firent 600 prisonniers, prirent deux pièces de canon et s’emparèrent de tous les forts. Mais à l’attaque du dernier, le lieutenant général Deroy, commandant en chef l’armée bavaroise, fut blessé d’un coup de pistolet. Les Bavarois ont eu 12 officiers tués ou blessés, 50 soldats tués et 250 blessés. La conduite du lieutenant général Deroy mérite les plus grands éloges ; c’est un vieil officier plein d’honneur, extrêmement attaché à l’Électeur, dont il est l’ami. (19e Bulletin de la Grande Armée. 6 novembre 1805)

Jean-Baptiste Bernadotte
Le maréchal Jean-Baptiste Bernadotte, prince de Ponte-Corvo en 1806

En 1805, il commande, sous les ordres de Bernadotte, engagée dans le nord du Tyrol. Il est de nouveau blessé lors des combats de Paß Strub (2-3 novembre 1805). En 1806, il commande de nouveau une division, dans le Schlessig, en Prusse. L’année suivante il s’empare de Glatz (20-24 juin 1807), et, en décembre, est chargé du commandement général en Bavière.

En mars 1809, il occupe, avec trois divisions, Innsbruck et combat au Bergisel.  Après que les troupes franco-bavaroises aient été de nouveau repoussée du Tyrol, il réoccupe la province en octobre 1809 où il reste, jusqu’à ce que la rébellion ait cessée.

Gouvion Saint-Cyr
Gouvion Saint-Cyr

Il participe en 1812 à la campagne de Russie, à la tête de la 12e division bavaroise, du VIe corps (Gouvion Saint-Cyr). C’est à la première bataille de Polotsk (16-18 août 1812) qu’il trouve alors la mort.

Pour sa loyauté et son amour des soldats, ceux-ci l’avait surnommé